bienvenue chez nous

Toutes nos idées mises en vrac et sans prétention

 

INTRO 13 mai, 2009

Classé dans : INTRO — openbar @ 10:23

Bienvenue sur notre blog.

Dans cet espace , vous trouverez des billets d’humeur, des pensées du jour, des écrits souvent libérateurs mais surtout aucune prétention de rien du tout sur quoi que ce soit.

Vous avez un commentaire, une suggestion, un coup de colère, un coup de coeur? Vous êtes les bienvenus!

Peggy et A’Nike.

 

 

A TROP REFLECHIR … 6 mars, 2010

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 14:22

machinesein11.jpg   Un matin, sous la douche, je me retrouve à nouveau ébahie devant cette magnifique poitrine qu’est la mienne. Force est de constater qu’il n’y a pas que ma poitrine sur cette terre qui est capable de rendre fous de désir , ou d’admiration, le congénère masculin . Pratiquement toutes les poitrines du monde ont ce pouvoir de créer  le fantasme de les toucher et de s’y blottir.  La poitrine est à la féminité ce que le profit est au banquier , c’est dire si c’est une composante intrinsèque d’un tout !

Mais pourquoi ? C’est d’ailleurs souvent sur ces 2 mots que mon cerveau met systématiquement la pression à mes neurones. Pourquoi une poitrine est- elle dotée d’un si grand pouvoir de fascination et d’attrait ? Une poitrine , c’est quoi ? commençai- je ( de la même manière que s’y prendrait un homme politique pour répondre à une question embarrassante) Une poitrine n’est ni plus ni moins que deux boules de graisse, à mi chemin entre le nombril et la bouche. La boule de graisse a donc un pouvoir de séduction ? Non, j’approfondis la recherche : la poitrine n’est pas une boule de graisse basique, elle est sophistiquée. Elle dispose de tétines nourricières ! C’est donc ça le secret, pensai- je alors en un éclair de seconde .Une boule de graisse nourricière ? Peut- être mais pas seulement . Quand on raisonne poitrine, il faut résonner par paire : une poitrine, ce sont deux boules de graisse avec capuchons alimentaires. Voilà donc découvert, sous ma douche, le secret du pouvoir de séduction. Il suffirait alors pour faire exploser notre potentiel de séduction, de se faire greffer deux tétons sur chaque boule de graisse que recèle notre corps ?? Et ma chirurgie esthétique mentale s’emballe, je pense à chaque amas de graisse que me délivre par paire mon corps . Mes fesses : mon raisonnement se tient : deux boules de graisses, avec tétines, proposées par paire. Même démarche donc pour mes joues  , je les nourris artificiellement avec du collagène, je fait poser deux mamelons en latex et hop , l’équation est respectée. Voici, sous vos yeux ébahis, mon corps transformé en parfait arsenal de séduction glamour. Soudain, plus d’eau chaude. La froideur de l’eau me rappelle que je viens d’entrer en ébullition dans le monde sacré du grand n’importe quoi. Je m’aperçois que mon architecture mentale vient de me transformer en truie. Là c’est le choc, je suis obligée de reconnaître qu’une truie n’a pas vraiment le pouvoir de séduction que je lui ai accordée le temps d’une douche.

D’habitude, à la simple question : Mais pourquoi ? , mes neurones se mettent en action mais restent dans un cadre acceptable de pensées. Il faut croire que ce matin là, elles n’étaient pas d’humeur à emprunter le chemin d’un raisonnement balisé . ( ordinairement fantaisiste , certes , mais balisé tout de même). Mon esprit s’en est mêlé et le résultat n’a pas été très concluant.

Comme l’autre philosophe disait approximativement  : « c’est par l’esprit que l’on se sauve , mais c’est par lui aussi que l’on se perd  »…

Peggy

 

 

The Olympic déconvenue 18 février, 2010

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 8:48

Nelson Trofort au micro :

« Nous sommes en direct de Vancouver avec Braiiiyann Joubert pour expliquer la catastrophe qui laisse pantois les 65 millions de français qui attendaient tout de votre performance olympique :

Braiiiyann, what’has happened , Braiiiyann, que s’est il passé ?? Nous voulons comprendre . Est- ce un ongle incarné à l’origine du drame ? Une pointure de patin mal adaptée à votre membre ? Dites- nous Braiiiyann ? Etait -ce un si bon choix ces patins en peau de Yack ?  Nos équipes  en sont au 174ème visionnage de votre chute et tentent de déceler l’éventuel complot pouvant expliquer l’inexplicable, mais en vain ? Avez-vous Briiiyann pour le public français, un début d’explication. Can you try to explain us Briiiyann ??? »

Brian Joubert  affiche une tête de merlan frit, ( congelé bien sûr) : «  ??? »

Nelson :  « Ah on me signale que je dois rendre l’antenne… »

Ce n’est pas une légende, le journaliste sportif français en fait toujours un peu trop.

Peggy

 

 

Footballeurs vs Handballeurs…made in France 3 février, 2010

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 21:32

On a coutume de dire ou de laisser dire que les footballeurs ne sont pas très intelligents… et qu’à partir de la troisième division, on accède aux plus beaux spécimens de crétinerie et de prétention que le monde sportif puisse pondre… ? Je ne suis pas là pour contredire ce courant de pensée, je vais juste le tempérer.

Déjà, la première nuance que j’apporterais est que le footballeur un peu connu n’est pas seulement prétentieux, c’est réducteur ; il est ,en plus, abruti. Ceci dit, je reconnais volontiers que sur une échelle de valeur monétaire, ma carcasse et sa substance ne valent pas un peso à côté de celle du footballeur débutant sa starisation.

Je vais alors faire preuve d’humilité et d’objectivité en analysant de manière tout à fait impartiale, l’abyssale différence de comportement entre l’élégant et charismatique handballeur et le laborieux lézard Jésus Christ* qui court après le ballon(* http://www.dailymotion.com/video/x31vgi_lezard-jesus-christ_animals) .

La nature même du sport , si on y réfléchit bien, peut, à elle seule, expliquer le pourquoi d’une telle différence entre l’élégance et la bouffonnerie. En effet, comme leur nom l’indique, le footballeur ne joue qu’avec le bas de son corps ( si si ): deux jambes, deux pieds . Obligatoirement , ce sport , vous l’aurez compris, tire la performance vers le bas. A contrario ,le handballeur est amené à utiliser non seulement ses jambes comme support de sa performance, mais en plus, il doit coordonner l’esprit à la gestuelle. Le tout évolue dans une dynamique aérienne : pas le temps de laisser la tête gonfler, les neurones sont perpétuellement aérées et dynamiquement ventilées. Le footballeur n’a pas cette chance lui : pas de flottement aérien, ses pieds sont ancrés au sol, il doit courir toujours et encore après la baballe . Dans les cas rarissimes et litigieux où il inscrit un but, sa tâche se complique, il doit mettre son t-shirt sur la tête et faire l’avion en courant, un peu comme un débile sur toute la superficie de son terrain de jeu… Parfois, comble de malchance, le pied est trop terre à terre et là, c’est la tête qui doit amortir la baballe :  le dommage est inimaginable : les neurones se touchent, se compressent . C’est bien là que naît le mal. Les rares neurones (7 ou 8 ) se télescopent et fusionnent . Elles laissent donc un sacré vide dans la tête du joueur , qui de suite s’emballe en pensant que la place vide c’est une place plus grande pour l’esprit. L’entourage professionnel du footballeur n’aide pas : les avides sponsors, leurs agents,  quelques propos ô combien élogieux et emprunts de réalisme d’une poignée de journalistes, et le tour est joué : il n’en faut pas moins au footballeur pour choper le melon et avoir comme convictions ultimes et uniques que : 1/ la fonction première d’un stylo est de signer des autographes et 2/qu’on est rien dans la vie si on n’acquiert pas une voiture très très chère.

A côté de cela, le Handballeur a l’esprit aéré , il voit clair dans son objectif de carrière : il ne le dit pas, il ne la ramène pas , il le fait : champions du Monde, champions olympiques et champions d’Europe. Chapeau bas et vive les Bleus aériens couleur ciel !!!

Peggy

 

 

Gloire à la vente par correspondance. 1 février, 2010

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 19:38

La vpc n’est pas l’apanage du ringard, la preuve en est : il y a peu de temps, j’ai passé une commande aux 3 Suisses.

Mais non, je ne suis pas allée en Suisse accoster 3 quelconques helvètes, j’ai juste passé commande, via internet, au vépéciste Les 3 Suisses.

C’est un peu impersonnel mais le concept reste flatteur. Comme le catalogue expose des mannequins mettant à la fois la personne et le vêtement en valeur, le résultat est tout à fait honnête et donne envie. ( Je parle bien évidemment du prêt à porter de la citadine de 18 à 40 ans, je ne m’aventure pas faire de l’auto- projection sur les pages des gaines chair et des tabliers de travail ménager).

La vpc répond à une demande qui est la face cachée du shopping et dont nous ne parlons pas beaucoup. C’est un peu tabou de dire du mal du shopping pour nous les filles . C’est un peu comme si l’église avouait facilement que ses institutions regorgeaient de pédophiles, vous voyez, tout de suite ça crée un malaise.

Le shopping, le shopping !! On nous dit folles de shopping nous les femmes, je dis oui peut être mais la réalité brute du shopping, c’est quoi ? Je ne trahis aucun secret si je dis que la cabine d’essayage n’est pas un endroit que l’on affectionne tout particulièrement . On n’aime pas vraiment être enfermées dans une cabine exigüe où il n’y a de place ni pour le sac à main ni pour le manteau. En plus, on est beaucoup plus réaliste une fois le vêtement enfilé : bizarrement notre perception du mannequinat s’ajuste. Il faut dire que souvent la coiffure en a pris un coup, les bouffées de chaleur qui succèdent aux enfilades de fringues et de chaussures nous rendent un peu moins fraiches et ça se voit ou ça se sent c’est selon la vue d’esprit… Et puis la cabine d’essayage d’un magasin a beaucoup de mal à nous plonger dans l’ambiance des pages du catalogue des 3 suisses : pas de mer à l’horizon, ni de sable, encore moins de figurants, c’est triste…Notre beauté a du mal à briller dans ce contexte. Les vêtements, eux aussi, sont trompeurs : au final , la coupe n’est jolie qu’en taille 34, alors à quoi bon s’acharner, se faire du mal ? Et puis sortir de la cabine pour une spectatrice qui n’a pas l’œil , ce n’est pas encourageant. Quelqu’un connaît une vendeuse attentive, enthousiaste, franche ? Et puis la sortie de cabine, c’est pile ou face : soit on se rassure face au gros thon qui tente la robe rouge vif moulante dont la fermeture crie à l’apoplexie ou soit , bingo, c’est la magnifique plante qui te rappelle combien ton style et ton physique sont d’une époque révolue .

Faire son shopping les fesses vissées dans le canapé, être dans le même temps une icône de mode rien qu’en effeuillant un catalogue, s’ approprier approximativement et sans vergogne la silhouette sublimée du mannequin, au final, ça le fait ! . Le approximativement est généreux : il englobe la culotte de cheval, les seins qui tombent, la cellulite, les bourrelets, les disproportions du corps et autres subtilités invisibles du genre, bref une paille.

Alors, le poids des années aidant, je dis oui de bon coeur aux 3 Suisses .

Peggy

 

 

Ta chanson pour toi tu garderas… 27 janvier, 2010

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 22:20

Il y a des choses dans la vie qui paraissent anodines. Souvent ces petites choses cachent une immensité d’informations et peuvent dévoiler un univers complet, une ouverture à l’autre insoupçonnée.

C’est typiquement le cas lorsque quelqu’un vous dit d’une chanson qu’il l’aime. Ca n’y parait pas mais cette confidence est une invitation directe à son histoire.  Quasi  systématiquement, l’assistance qui vient de recevoir cette confidence très personnelle s’en fout royalement.  A la grande exception des prémices amoureux , pendant lesquels on se découvre une curiosité excessive pour une étude de cas détaillée des goûts de l’autre, on ne prend jamais le temps de demander à l’autre : pourquoi tu aimes cette chanson ?

Pensez quelques secondes  à  une chanson qui a du sens pour vous…

Voyez, je ne mens pas , on a accès direct à une partie très intime de votre personne.

Une chanson nous force à écouter notre sensibilité quelle qu’elle soit : le son , l’ air, la mélodie, le refrain, les paroles, l’ histoire, la voix, l’interprète, un message, un instrument de musique, une époque, un visage, un parfum, une ambiance , la nostalgie d’une personne, d’un lieu, l’absence d’un être, une vie ou une partie de vie ; le temps perdu, l’espoir, bref l’infini du possible et du plus possible… Deux notes peuvent suffire à véhiculer en nous un tas de sentiments de la  fragilité à la surpuissance.

L’expérience est facile à faire : tentez là… même si c’est la vieille tatie qui craque sur Franck Michaël.

Peggy

 

 

L’inconfort d’un chemin non balisé. 14 décembre, 2009

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 22:03

Une pièce de l’échiquier humoristique du patrimoine français est en train de déconner. Jusque là , la virulence des attaques à son égard se cantonnait à l’appréciation sans appel de ces détracteurs : Jean Marie Bigard est un comique grossier et vulgaire. Bon , rien de bien méchant dans une démocratie où le sens critique et la liberté d’expression  sont les principaux garants du bon fonctionnement d’un tel système. Libre de toute façon à chacun d’apprécier le style de son humour, qui est, reconnaissons-le, plutôt salace.

Jusqu’alors plébiscité et aimé par un public grandissant, voilà que Jean Marie Bigard quitte le chemin qu’on avait tracé pour lui et s’inscrit soudainement là où on ne l’attend pas. Jean Marie c’était devenu le bon gars évoluant dans une démarche consensuelle : celle du rire. Parvenir à faire rire un grand nombre , c’est trouver les clés d’un langage universel, c’est emprunter la même trajectoire de pensée que l’autre avec légèreté et détachement. En qualité d’artiste , Jean Marie fait rire, il a gagné ses galons auprès du public qui l’a intégré comme un des siens, un proche. L’humoriste public est un peu pour l’ingrat télespectateur que nous sommes, un bon chienchien ( sans les poils ni les crottes ni la bave, ni l’odeur, ni la balade du soir ) qui nous attend après le boulot à la maison en tenant dans sa gueule nos chaussons.

Mais voilà , au-delà de sa joyeuse gouaille, Jean Marie Bigard, comme tout vrai humoriste qui se respecte est un être humain d’une vraie et profonde sensibilité. Il s’est intéressé à un fait divers , un peu connu puisqu’il s’agit du 11 septembre, et se sent investi à présent d’une mission : partager son incompréhension sur le résultat de l’enquête, jugée en de nombreux aspects, troublante. Son implication dans cet évènement  semble sans faille et lui vaut un premier faux pas il y a un an lorsqu’il affirme – à quelques choses près- qu’un Boeïng ne s’est pas écrasé sur un bâtiment du pentagone, arguant qu’un avion, ailes comprises, n’avait pas pu passer dans un trou de 450cm… Il n’en faut pas moins pour dézinguer une image !! D’artiste vulgaire , la critique change de camp et devient pernicieuse : Jean Marie devient un révisionniste…  Même punition pour Mathieu Kassowitz qui s’est dernièrement risqué à dire que l’enquête finale forçait à se poser des questions .

Sans aborder l’aspect politique ni économique de cet évènement du 11 septembre, la contre argumentation scientifique est en tout cas, suffisamment construite pour légitimement attendre des réponses à des questions qui n’ont pas été posées.

Dans les propos de Bigard et de Kassowitz, ce qui dérange en fait, c’est le sous- entendu de la conspiration . Ce sentiment est dangereusement porteur de fantasme, de dégout et d’ écoeurement et peut vite créer un amalgame de genres. Les propos de Bigard n’influenceront presque personne à se documenter vraiment sur cet évènement et sur les conclusions de l’ enquête officielle.  Et c’est là le problème  car de tels propos éveilleront bien plus spontanément dans l’opinion publique une réaction de refus, de haine , de colère et surtout d’amalgame plutôt qu’une réaction critique controversée et étudiée.

Il faut vraiment comprendre que dans nos sociétés , il y a un sens de circulation à suivre. La direction n’est pas toujours sensée mais c’est comme ça. Il est très difficile d’exprimer une opinion qui va à contre courant du politiquement correct,  de l’information prête à penser, emballée , pesée , vendue et achetée par l’opinion publique. Dans cette ambiance actuelle où tout et n’importe quoi peut être dit, où l’Intox devient une nouvelle arme de désinformation, il est dommage de ne pas pouvoir paisiblement poser des questions simples et légitimes sans s’attirer des insultes disproportionnées et surtout un discrédit généralisé.

Il ne devrait pas être choquant d’être dubitatif sur l’origine de l’effondrement de ces deux Tours. Etre perplexe quant au fait que frappées de manière différente à deux endroits différents , l’écroulement de la seconde tour a été l’exacte réplique de la première, ne me semble pas hors de propos. Qu’on n’aime ou pas ce personnage, la démarche de Jean Marie Bigard a le mérite d’exister . Il est dommage de prendre un si grand risque d’écorner son image voire de ruiner une carrière quand on a juste à dire d’un évènement mondial traumatisant, que les explications officielles rendues sont pour le moins troublantes .

Peggy

 

 

Les Asociaux Anonymes 22 novembre, 2009

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 21:14

En mon for intérieur , je savais que le secret que je portais était inavouable. Je me suis longtemps tu. J’ai appris à souffrir en silence. La pression  médiatique était intense parce qu’omniprésente.      Ca ne m’aidait pas. On en bouffait à toutes les sauces : le volet artistique n’était que la partie visible de l’iceberg. On nous surexposait un modèle familial, un exemple social, une influence politique , un ponte publicitaire , un stratège fiscal… Je n’en  pouvais plus mais je semblais être la seule. Les rares fois où exténuée, je me suis laissée aller à la confidence, je me suis heurtée à l’embarras voire l’incompréhension  de mes proches. Il me fallut alors envisager une démarche plus officielle, je veux dire médicalisée. Je suis allée consulter. A l’issue de ma première séance de 3 minutes , formule de politesse comprise, le psy a conclu que je devais apprendre à vivre avec ça. Mon malaise n’entrait pas dans le cadre d’une thérapie. Au comble du désespoir, un jour comme tous les autres , naviguant sur internet, je tombai sur un message publicitaire associatif : « libère- toi de tes pensées intimes , rejoins les Asociaux Anonymes  »

Et pourquoi non finalement ? Ma première réunion eu lieu un mardi soir d’octobre. J’entrai timidement dans la pièce. Je fus accueillie par des regards circonspects mais non réprobateurs. Un petit cercle d’une dizaine de personnes s’était déjà formé . Mon regard se porta spontanément sur une femme d’une quarantaine d’années, la coach. C’est la seule qui affichait un sourire de « C’est moi qui ai les petits cailloux pour vous montrer le chemin. » Je m’asseyais donc sur l’une des deux chaises restées libres. On respecta mon retard : une tactique pour me mettre en confiance. On m’  épargna de prendre la parole en premier. Nous avons donc écouté Serge qui s’est longuement étendu sur sa phobie des feux rouges qu’il brûle systématiquement. Avec courage il a parlé de son incapacité à gérer la pression qui pèse sur le premier automobiliste posté devant le feu.  Emouvant. Puis Jocelyne a pris la parole. Elle a expliqué pourquoi elle sautait systématiquement  , et par surprise, sur le dos des hommes vêtus de longs manteaux . Déconcertant mais utile : son récit me donna suffisamment de  courage pour enfin me lancer. Mon moment arriva. Les regards curieux mais vaseux  convergèrent vers moi . Je me sentis encouragée. J’associai ma  voix au souffle de mon expiration, j’expulsai  :

« Voilà , je n’aime pas Johnny Halliday, je ne l’ai jamais aimé et tout ce qu’il représente m’insupporte. »

Transformation instantanée de tout mon être en  Ma Sorcière Bien Aimée : je venais de figer le temps. J’accomplis en plus l’exploit d’étouffer net  cette chaleur humaine naissante créée par la magie des récentes  confessions. Une humeur glaciale venait d’inonder la pièce.

Heureusement, l’animatrice était expérimentée. Elle ne se laissa pas influencer par une réaction à chaud. D’emblée, elle perçut l’ampleur de la tâche . Posément, elle annonça à tout ce petit monde médusé que nous allions, méthodiquement et tous ensemble, disséquer le cadavre que je venais de sortir de ma besace et de jeter à leurs pieds.

On aborda sereinement l’aspect artistique : on prit le temps de m’expliquer les fondamentaux . On ne pouvait pas remettre en cause le talent vocal : 7 octaves tout de même ! On aborda doucement le répertoire immense de ses chansons . Le quantitatif amenant le qualitatif ou l’inverse , on me démontrait, à pas feutrés, qu’il était un mythe de la chanson , un génie qui avait su traverser le temps : 50 ans de carrière…La chaleur du groupe revint quand Bernard eut la lumineuse idée d’entonner l’air d’Allumer le feu. C’en fut trop pour moi. Je fis avorter ma première réunion.

J’ai enchainé les séances et je continue. Nous aborderons à la prochaine séance Optic 2000, j’ appréhende ma réaction.  A ce jour le résultat est  mitigé. Je dois bien le reconnaître , mon aversion pour Johnny Halliday est toujours là mais j’apprends à la gérer. Maintenant, mes proches connaissent officiellement ma tare. Ils l’acceptent, ce n’est pas facile tous les jours mais  ils savent que je me soigne.

Merci les Asociaux Anonymes.

Peggy

 

 

France – Irlande : le drame. 21 novembre, 2009

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 10:10

Il y aura désormais dans l’histoire de l’humanité , le monde avant la main de Thierry Henry et le monde après.

Le monde avant était ce monde où il existait un ordre universel de la morale. On avait des repères et une structure mentale  sur ce qui était bien et sur ce qui ne l’était pas. Par exemple, l’attentat du 11 septembre était unanimement condamné : cette communion attestait de la solidarité des peuples devant l’horreur. L’inacceptable avait une identité dans nos esprits. Nous savions qu’il était scandaleux que les traders gagnent en une heure de temps le salaire d’un smicard d’ une année. Nous étions révoltés à l’idée de laisser crever de faim sur cette planète plus d’un milliard d’êtres humains. Nous acceptions mal l’idée d’anéantir notre espace vital en laissant fondre les glaces polaires, en accentuant une déforestation massive , en faisant disparaître  quotidiennement des dizaines d’espèces animales . Nous avions des nausées à la simple évocation d’affaires de pédophilies, de rapts d’enfants ou encore de trafics d’organes. Nous avions des repères… Mais maintenant ? L’impensable est arrivé : la main de Thierry Henry pendant le match France –Irlande.

Comment nos civilisations pourront surmonter cela ? Elles ne le pourront pas. Le point de non retour a été atteint . Advienne à présent que pourra . Nous sommes vraiment allés trop loin cette fois .

Que Dieu nous pardonne, enfin lui pardonne à lui car après tout c’est de la faute à Henry ce qui arrive.

Peggy

 

 

Un jour Mon Prince viendra 12 novembre, 2009

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 21:22

Un jour Mon Prince viendra dans LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS princecharmant1

Les mythes ont la dent dure. Celui du Prince Charmant a la carapace particulièrement solide et traverse les époques avec une insolente immunité.

 Comment ça marche un Prince Charmant dans la tête d’une fille ?

Sa photographie, inscrite dans la mémoire collective, est celle d’un jeune homme juché sur un cheval blanc, paré d’un uniforme élégant et codé socialement, bref c’est un homme qui a du panache.

La première apparition du prince charmant dans la vie d’une petite fille est toujours soignée . Il est jeune, beau , lisse, pratiquement asexué et surtout c’est un sauveur . Dès lors, il s’installe tranquillement  dans la mémoire de son hôtesse et va s’inspirer de son vécu et de son expérience  pour se forger l’identité adéquate. N’ayons pas peur des mots , le Prince Charmant est un sale parasite, une tique. Les plus rebelles d’entre nous écartent d’emblée l’éphèbe qui ressemble au prétendant de Cendrillon : c’est l’archétype de la honte, nous le taxons de gros naze. Nous en fabriquons un autre : un tatoué , un hors-la-loi, un punk, un politiquement incorrect, bref on l’arrange à notre sauce, on extrapole sur lui ce qui nous valoriserait . Au final, on peut se leurrer si on veut mais le mythe du Prince Charmant est toujours là sauf que physiquement il est différent, c’est tout.

Bien plus tard, lorsque la quête du Prince est en marche , universellement,  la fille attend de lui qu’il la comprenne, qu’il la respecte , qu’il la désire, qu’il l’aime, qu’il la fasse rire, qu’il la protège, qu’il devance ses envies, qu’il la surprenne, qu’il la soutienne, qu’il paye, qu’il soit galant, drôle, courtois….. HOP HOP HOP !!!!!!!!!!

C’est là que ça déraille… Comment  tout cela peut- il être possible ? A-t-on oublié que c’est de notre espèce que l’on parle ? En plus, c’est du mâle dont il est question, ce qui ne facilite pas la tâche ! Il est incapable à la base de connaître la taille, le poids et la couleur naturelle des cheveux voire des yeux de sa propre mère alors comment pourrait- il avoir la moindre idée  des attitudes qui séduisent non pas une femme en général, mais nous en particulier ? Comment peut- on affubler un homme d’autant d’attentions et d’intentions ? C’est tout simplement et purement impossible : c’est génétiquement incompatible. Non non et non, ne nous focalisons pas sur le portrait robot que l’on s’est fait de notre Prince.

A contrario, il existe de fausses pistes : quelques rares spécimens sont de véritables machines de guerre de séduction : ils dégainent le mouchoir en soie avant même que nous ayons l’envie d’éternuer, ils découvrent que seuls les moments partagés en notre compagnie ont du sens dans leur vie, et blabla beurk et blabla plouf… Ceux-là sont redoutables…de supercherie : ce sont les pires Princes Charmants que nous pourrions rencontrer ! Ils s’entrainent pour arriver à ce niveau, rien n’est naturel et leur démarche est morte née dans la longévité d’une histoire d’amour.

Le Prince Charmant pourtant existe mais sous une considération différente de ce qu’on a  inscrit dans nos disques durs de petite fille. Le Prince Charmant existe à partir du moment où on accepte l’idée que nous ne sommes pas non plus des Princesses et encore moins des Princesses Charmantes. A partir de là, d’égale à égal, la chasse peut commencer équitablement.

Peggy

 

 

Disney et notre imagination !!! 9 novembre, 2009

Classé dans : LE BILLET DE TOUTES LES HUMEURS — openbar @ 20:11

« IMAGINEZ » : c’est sur un ton doucereux et avec cette mielleuse invitation que démarre la publicité Eurodisney pour la campagne de Noël.

Sauf qu’au premier mot , je ne cherche même pas à me laisser engourdir le tympan :  je m’interpose entre mon enfant et le message rodé  de Mickey.

Ma version de l’imagination en ce qui concerne les intentions d’ Eurodisney est sans artifice. Quand j’imagine leur dessein, c’est instinctif , ça ne donne pas exactement le même son qu’à la télévision :

Sur un arrière fond musical composé de rires de hyènes, c’est  une voie rocailleuse et chevrotante de grand-mère qui délivre le message : 

Imaginez toutes ces embrassades poisseuses offertes par nos personnages à taille humaine,  enkystés par des boules de poils collés au sucre de barbapapa  . Imaginez les entrailles de Dingo ou Tic ou Tac : de  jeunes gens qui se débattent avec le cynisme des rêves fabriqués pour  l’enfance et dont la préoccupation essentielle est de savoir comment payer,  avec ce qu’ils gagnent,  des études universitaires ou pire un loyer. Imaginez tout l’argent que vous allez dépenser pour ce voyage, le billet d’entrée au parc, la nuitée à l’hôtel,  les encas , les cadeaux des Disney Store. Imaginez ces odeurs artificielles de nourriture light qui envahissent les allées du parc et qui , comme de vulgaires trainées ne vous aguichent que pour votre pognon ?

Le concept Eurodisney, vraiment non je n’adhère pas .

Par contre je dis oui oui et re oui au Père Noël… qui pourtant doit sa naissance marketing à….Coca Cola. Mais, le Père Noël est élégant dans sa manière de faire voilà tout.

Peggy

 

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